Flavie C., 16 ans, fait partie du groupe d’élèves francophones du Collège Villa Maria venu rencontrer, le 30 mars, les producteurs de la Centrale agricole. Elle raconte son immersion dans l’écosystème entrepreneurial résilient que constitue la coopérative montréalaise d’agriculteur·rice·s urbain·es.
Flavie, élève en secondaire 4 dans la filière entrepreneuriale au Collège Villa Maria, a apprécié l’heure et demie passée aux côtés des entrepreneurs, membres de la Centrale, ce dernier lundi de mars.
Rien de commun avec ce qu’elle avait vécu auparavant dans le cadre de ses études. La visite et les ateliers étaient « super intéressants, vraiment dynamiques ». « On a vu plein de trucs différents comme la lyophilisation des aliments ou le mycélium et ce qu’ils fabriquent avec [Mycélium Remédium Mycotechnologies et ses mycomatériaux pour la construction ou les emballages].
« Apprendre qu’on peut faire des objets pour emballer les produits avec le mycélium à la place du polystyrène qui, lui, est très polluant… j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Ça nous fait réfléchir à notre façon de consommer aujourd’hui. »
Autre découverte marquante pour la jeune fille : « J’ai été surprise d’apprendre que les terres polluées sur lesquelles on voulait construire quelque chose, étaient juste retirées et transportées quelque part ailleurs! J’ai vraiment été surprise. Puis j’ai appris que les pleurotes dépolluaient les sols contaminés. »
Elle interpelle : « Et je [ne] comprends pas pourquoi on [ne] fait pas ça plus souvent. On devrait vraiment aller de l’avant avec ça [la remédiation des sols en injectant des pleurotes] dans nos systèmes urbains de construction.»
« C’est une sorte de belle place qui veut changer les choses avec une superbe dynamique »
« Pourquoi ? Parce que c’est une super bonne alternative à la pollution et ça protège la planète. En fait, utiliser des aliments [champignons] qui sont vraiment communs pour remplacer les énergies fossiles et aussi éliminer tout ce qui est polluant toujours grâce à eux, je trouve ça super qu’on apprenne ça à l’école de nos jours. Ça nous donne des solutions pour plus tard. »
« Ici [à la Centrale agricole], poursuit-elle, il y a vraiment un esprit de communauté. C’est une sorte de belle place qui veut changer les choses avec une superbe dynamique. »
Dans l’atelier auquel elle a participé et animé par Victor Bruneault-Lalande de Cactus en ligne, l’étudiante déclare avoir eu du « fun ». « On était avec des amis. On essayait de faire le plus possible de gros bacs de plantes grasses. Victor nous a laissé un livre pour qu’on apprenne par nous-mêmes. C’est vraiment super. Il nous a tout bien expliqué et il nous a laissé faire ensuite. »
Flavie, qui a deux passions, les chevaux et le cinéma, avoue avoir choisi la filière entrepreneuriale un peu par dépit, car le « droit était fermé ».
De conclure en croquant dans l’un des arancinis préparés par Jean-Philippe Beaulieu, le traiteur de Saveurs Circulaires : « Finalement, je me suis vraiment épanouie dans cette filière-là avec plein de mes amies qui étaient là aussi. On devrait faire plus de sorties comme celle-ci. Ça nous enrichit beaucoup [et cela donne des perspectives] sur ce qu’on fait en classe. Ça nous garde plus actifs aussi. Je pense que ça aura une incidence par la suite. »





